François Michaud

J’ai réalisé un ensemble de 100 petites peintures à l’acrylique sur papier détouré pendant 100 jours consécutifs du 1er avril au 10 juillet 2020, durant la période du confinement dû à la COVID-19. Ces œuvres s’inscrivent dans une démarche artistique teintée d’humour et de poésie, préoccupée par les changements climatiques et les migrations. Ces petites peintures font suite à de grands formats et un ensemble de sculptures en bois polychromes sur le même thème.

Prémisse d’un monde en bouleversement, les animaux symbolisent des réfugiés climatiques en errance sur les eaux tumultueuses à la recherche d’un nouveau territoire. Ils transportent leurs paysages confinés, sur des barques fragiles, emportant leur mémoire et le souvenir de leur appartenance. Être en ce lieu. Entre nomadisme et sédentarisation, la barque seule leur laisse ce choix.

Ces 100 petites peintures sont accompagnées de 50 entrées de dictionnaire de l’écrivain français Jacques Jouet. Ici, nous nous rejoignons dans la mise en œuvre quotidienne et ritualiste de l’acte créatif.

La sensation de fragilité collective face à la COVID-19 et la médiatisation anxiogène autour du confinement furent les raisons d’une situation de repli dans mon atelier. Ma présence dans celui-ci, de manière plus assidue qu’avant, m’a amené dans une hyper concentration créative que je veux maintenir maintenant.

http://www.francoismichaud.fr
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